DOPO “DANUBIO”
Claudio Magris n’en sort pas
C’est le type même de l’écrivain à qui il est arrivé un grand malheur : il est l’auteur d’un grand livre. On ne s’en remet pas. Le fait est que depuis la parution en 1986 chez Garzanti de Danube (Folio), tout ce qu’il a publié ensuite a été jugé à l’aune de ce discret chef d’oeuvre. Impossible de s’en débarrasser. Pareille mésaventure est arrivée à Bernhard Schlink avec Le Liseur, et les exemples ne manquent pas. Un grand livre écrase et éclipse une bibliographie, ce qui est souvent injuste. Je m’en suis rendu compte l’autre soir en écoutant parler Claudio Magris